@incollection{icrisat11482, publisher = {L?Harmattan, 2019 , rue de l?{\'E}cole-Polytechnique,Paris}, booktitle = {Faire face aux risques en agriculture}, year = {2019}, title = {Effets induits par les risques d?engorgement du sol en ma{\"i}siculture au Nord du Ghana}, pages = {57--75}, author = {N I P Dossoumou and E K Daku and O N Worou and S Salack and S Sanfo and J E Tondoh and E K Agbossou}, keywords = {Climate Change, Climate Risk}, url = {http://oar.icrisat.org/11482/}, abstract = {L?Afrique subsaharienne est l?une des zones les plus vuln{\'e}rables aux changements climatiques dans le monde (GIEC, 2014). Le secteur agricole, reposant essentiellement sur une production agricole pluviale semble le plus sensible. D?apr{\`e}s la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la variabilit{\'e} climatique {\`a} l?{\'e}chelle saisonni{\`e}re et d{\'e}cennale en Afrique est parmi les plus {\'e}lev{\'e}es au monde (Medany et al., 2006) et elle affecte significativement la productivit{\'e} agricole (Mtongori et al, 2015). Les projections climatiques pr{\'e}voient en Afrique une augmentation de la temp{\'e}rature de 4,8? C d?ici 2100 (GIEC, 2014), une forte variabilit{\'e} de la pluviom{\'e}trie, une recrudescence des {\'e}v{\`e}nements pluvieux extr{\^e}mes et une augmentation de la fr{\'e}quence des pluies intenses (Mouhamed et al., 2013 ; Salack et al., 2016 ; Alhassane et al., 2013). Cette situation pourrait entra{\^i}ner une aggravation de l?engorgement des sols et une baisse du rendement des cultures (Salack et al., 2015). On estime que 60\% des terres au Nord du Ghana sont affect{\'e}es par un engorgement fr{\'e}quent (Cairns et al., 2012). Ce risque est beaucoup plus {\'e}lev{\'e} dans les zones inondables (bas-fond) qui abritent souvent des terres fertiles, et don't l?occupation est consid{\'e}r{\'e}e comme une r{\'e}ponse {\`a} la pression fonci{\`e}re croissante sur les terres pluviales cultivables (Lavigne, Boucher, et Vidal, 1996 ; Roger et al., 2008) et une alternative {\`a} la production agricole face aux risques de s{\`e}cheresse en Afrique de l?Ouest (Albergel et al., 1993). Importants potentiels de d{\'e}veloppement agricole, ces bas-fonds repr{\'e}sentent 2 {\`a} 5 \% des terres en Afrique de l?Ouest, soit 11 {\`a} 16 millions d?hectares (Roger et al., 2008). Le ma{\"i}s, un aliment de base en Afrique (Macauley et Tabo, 2015) verrait sa production menac{\'e}e, contribuant {\`a} accroitre l?ins{\'e}curit{\'e} alimentaire en Afrique. En effet, une augmentation de l?intensit{\'e} des pr{\'e}cipitations, au cours des stades v{\'e}g{\'e}tatif et reproductif du ma{\"i}s pourrait entra{\^i}ner respectivement une baisse de rendement de 5 et 2\% (Mtongori et al, 2015). L?engorgement du sol est d?ailleurs identifi{\'e} comme l?une des plus graves contraintes r{\'e}duisant la productivit{\'e} du ma{\"i}s (Jaiswal et Srivastava, 2015). Le d{\'e}veloppement et le rendement en grain du ma{\"i}s r{\'e}agissaient {\`a} l?engorgement en fonction de l?intensit{\'e}, de la dur{\'e}e du stress et du stade de d{\'e}veloppement du ma{\"i}s (Ren et al, 2014). D?autre part, l?effet de l?engorgement du sol sur la culture de ma{\"i}s varie en fonction de la vari{\'e}t{\'e} et les dommages caus{\'e}s {\`a} la plante sont entre autres : la r{\'e}duction significative du nombre moyen des feuilles, le diam{\`e}tre de collet de racine, la taille de jeune plante et le nombre de grain produit (Palapala et Nyamolo, 2016). Lorsque l?engorgement intervient pendant le stade de floraison (avant ou apr{\`e}s), l?exc{\`e}s d?eau entraine une baisse du rendement en grain et r{\'e}duit la dur{\'e}e de remplissage des grains sur l?{\'e}pi (Huan et al., 2016). Bien que plusieurs {\'e}tudes soient effectu{\'e}es sur les effets de l?engorgement du sol sur le ma{\"i}s, peu tiennent compte des syst{\`e}mes agricoles africains. L?objectif de cette {\'e}tude est d?{\'e}valuer l?effet de l?exc{\`e}s d?eau du sol sur le d{\'e}veloppement et la production du ma{\"i}s dans un environnement semi contr{\^o}l{\'e}. La premi{\`e}re partie pr{\'e}sente le dispositif semiintensif mis en place sur le site de Bolgatanga (Nord du Ghana) {\`a} cette fin. Des donn{\'e}es pluviom{\'e}triques, hydrologiques et physiologiques de la plante ont {\'e}t{\'e} collect{\'e}es journali{\`e}rement durant la p{\'e}riode de l?{\'e}tude. La deuxi{\`e}me partie pr{\'e}sente les principaux r{\'e}sultats avant de les discuter en conclusion.} }